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Confrérie nationale des chauves de France. Historique.

 

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Logo de la Confrérie nationale des chauves de France, CNCF (créée en1957).

Une Confrérie de chauves ? Mais pour quoi faire ?

L’histoire a commencé en 1957, non loin de Nantes. C’est Robert GUEGAN, coiffeur de son état, chauve de son état également, qui a eu l’idée géniale de fonder une association, la Confrérie nationale des chauves de France, la CNCF.

« Chauve qui peut », « Ah, quel bonheur d’être chauve ! », « Quoi qu’il arrive le chauve sourit » furent les cris de ralliement des premiers chauves de l’association et restent encore, à l’heure actuelle, les slogans favoris des chauves qui s’assument sans aucun complexe.

Les quelques photos ci-dessous illustrent cet engouement, notamment dans les années 1960, autour du thème de la Confrérie.

Villechauve, une petite commune du Loir-et-Cher, devint la commune d’honneur de l’association, comme en témoignent son blason, en page d’index, un peigne (!), la petite pancarte accolée à la plaque de signalisation routière de la commune, ainsi que la « Rue des chauves de France » dont hélas la photo est manquante ici.

Chaque année, en principe au mois de septembre, la Confrérie avait pris l’habitude de se réunir à Villechauve afin d’y tenir son chapitre et d’introniser de nouveaux membres, selon les rites particuliers de l’association.

Le serment du chauve, consistant à jurer sur une boule de billard, symbole de nos crânes déplumés, était prononcé par l’impétrant, lequel déclarait publiquement jurer de ne jamais porter atteinte à sa calvitie et de recourir, soit à une lotion miracle contre la chute des cheveux, soit à recouvrir son crâne chauve d’une moumoute ou, dans les derniers temps, à recourir à une technique d’implants capillaires.

Chauve l’impétrant était en entrant, chauve il resterait désormais toute sa vie, fidèle ainsi  à son serment, contre vents et marées. Et Dieu sait si tout était fait pour suggérer au chauve de recourir à ces solutions miracle qui « ralentissent » la chute des cheveux ou qui permettent de « retrouver » ses cheveux.

Robert GUEGAN eut, il faut le rappeler, fort maille à partir avec ses confrères coiffeurs qui voyaient d’un mauvais œil que l’on sapât de la sorte, par la promotion de la calvitie, leur gagne-pain. Robert GUEGAN en souffrit énormément mais persista dans son idée.

L’idée de Confrérie fut reprise par nos amis belges, quelques années plus tard, lesquels fondèrent, sur le même modèle que la CNCF, la Confrérie nationale des chauves de Belgique (voir page Liens), dont le président est Edmond KERSTENNE, de Bruxelles.

La Confrérie nationale des chauves de France fut la seule confrérie à thématique pro-chauve, en France, jusqu’aux années 1990. La tendance qui prévalut à partir de ce moment là fut la création de confréries à caractère davantage régional, pour des raisons de proximité géographiques évidentes entre les adhérents. La première confrérie régionale créée fut l’APIC, l’association picarde des chauves, qui existe toujours aux dernières nouvelles. Elle fut suivie par la Confrérie des chauves d’Ile-de-France, présidée par Daniel TRIQUENEAUX.

Qu’il nous soit permis ici de rendre un hommage appuyé à Robert GUEGAN, aujourd’hui dans ses 90 ans, pour son action dans ce qu’on appellerait aujourd’hui la « Fierté chauve ».  Sans lui ce site n’aurait jamais existé vraisemblablement. Grâce à Robert GUEGAN et à sa Confrérie, il était donné à entendre que la calvitie n’était pas une « maladie » et que, loin « d’enlaidir » ou de « vieillir » le sujet, elle pouvait, au contraire, le rendre magnifique, bien plus beau que « paré » de ses cheveux d’origine.

Le bonheur est vraiment dans la calvitie assumée et tout le but de la Confrérie fut et reste celui du bien vivre sa calvitie.

 

 

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Robert GUEGAN, fondateur de la CNCF, tout en-bas, à gauche.

 

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Villechauve, années 60. A gauche de la photo, Henri BRAYE. A sa gauche, Robert GUEGAN, président.

Avec le grand peigne porté en sautoir, le maire de Villechauve.

 

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Villechauve, années 60.

 

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Villechauve, années 60.

 

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Villechauve, années 60.

 

MARCHE DES CHAUVES

Paroles de Jack GAUTY Musique d'Alec TIBURCE

I
Si tu perds tes cheveux
Ne t'en fais pas mon vieux
Pour les faire repousser
On n'a rien inventé
Ne donn' pas ton argent
A tous les charlatans
Cher ami fais comme nous
On s'en fout on s'en fout

Refrain
Ah quel bonheur d'être chauve
Pas besoin de se peigner
Ah quel bonheur d'être chauve
On n'est jamais décoiffé
Pas de poils sur le caillou
Très peu ou pas du tout
Ca nous arrange très bien
C'est là notre destin
Ah quel bonheur d'être chauve
On se sent pas dégarni
Ah quel bonheur d'être chauve
Car toujours le chauv' sourit

II
Si ton crân' est tout nu
Au lieu d'être poilu
Ne mets pas un' perruqu'
Ta têt' serait caduqu'
Ne sois pas tracassé
D'être ainsi dépoilé
Sois fier de ton état
Mon ami redress' toi

III
Ah quel bonheur d'être chauve
D'avoir le crâne qui reluit
Ah quel bonheur d'être chauve
Le nudisme de l'esprit
Nous ne somm' pas chauvins
Nous avons des copains
Agrémentés comm' nous
D'un' têt' comm' un genou
Ah quel bonheur d'être chauve
Ca vous donn' un air sérieux
Ah quel bonheur d'être chauve
Chauv' sourit et chauve qui peut